[Chronique] Les foulards rouges. 1, Bagne, de Cécile Duquenne

Publié le 18 Mai 2016

[Chronique] Les foulards rouges. 1, Bagne, de Cécile Duquenne

Synopsis

Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait plutôt bien son boulot – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, à qui elle en veut profondément... et qui, pourtant, a quelque chose à lui offrir – une chose qui n’a pas de prix. Lara acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde et de se lier à de dangereux criminels comme le mystérieux Renaud ? Si elle veut reprendre son destin en main et ne pas finir ses jours ici, elle n’aura pas vraiment le choix...

[Chronique] Les foulards rouges. 1, Bagne, de Cécile Duquenne

La loi d'attraction universelle...

Ce roman est mon second roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady/Castelmore pour ce second trimestre de l'année, Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne pour ce partenariat issu de leur collection "Snark".

Et je suis vraiment bien contente de ce partenariat, car cela faisait fort longtemps que cet ebook me faisait de l’œil. Enfin, disons plutôt ces ebooks... Les foulards rouges est en réalité une suite de romans publiés sous forme de série, chaque tome correspondant à une saison, et chaque chapitre correspondant à un épisode. Personnellement, j'aime beaucoup ce format série, que je trouve très ludique et amusant. Comme chaque épisode est d'abord publié séparément avant d'être regroupé en saison intégrale, cela permet une attente moins longue entre les différentes parties.

Chez moi, le problème de l'attente ne s'est pas fait sentir, puisque malheureusement, je prends la série en cours alors que l'intégrale de la seconde saison voit le jour. C'est donc cette seconde saison que je dois réellement chroniquer dans le cadre de mon partenariat, mais comme je n'avais pas encore lu la première, voici que je rattrape mon retard...

Un style d'écriture éblouissant...

La première chose qui m'a frappée à la lecture du premier épisode, c'est évidemment le style d'écriture. Cécile Duquenne possède une belle plume fluide, déliée et d'une richesse extrême qui m'a d'emblée séduite. Ces descriptions de la planète Bagne sont tout à fait admirables. Je parvenais presque à sentir l'aspect rocheux du sol, la chaleur qui en émane par vagues, le manque d'humidité, la soif, la poussière... La précision avec laquelle les actions sont décrites, la justesse des sentiments, le piquant des dialogues... Tout y était! Je reste réellement ébahie devant le talent de cette jeune auteure, et ne manquerai pas de suivre la suite de ses aventures avec délices.

Conservant son attitude faussement soumise avec soin, le visage à moitié dissimulé par le rideau noir de ses cheveux, elle suivit Renaud jusqu’aux quartiers des dames. Ils traversèrent un atrium encadré d’arcades sculptées, décorées de motifs usés par le temps. Où que le regard porte, la vieille peinture ocre s’écaillait comme la peau d’un lépreux pour révéler, en dessous, la pierre couleur de rouille qui saignait comme une plaie malade.
Une bonne partie des arcades se voyait renforcées de remblais de pierre, pas de bois. En absence d’arbres, ils avaient sûrement dû improviser et se servir des ressources locales. La pierre ne manquait pas dans le coin. Claudia n’avait pas vu grand-chose de Bagne, mais quand elle s’était retournée pour observer la plaine lors de son arrivée, l’absence de toute forme de faune et de flore n’avait pas manqué de la frapper. L’intérieur de l’Hacienda ne différait pas. La cour n’était qu’un carré de terre battue tellement sèche qu’elle se fissurait comme un vieux pot cassé puis recollé. Une fine couche de poussière gris beige tapissait les surfaces planes et s’infiltrait dans les chaussures dès le premier pas. Une vieille souche racornie témoignait d’un passé plus verdoyant…

Bagne, de Cécile Duquenne

Attention, planète inhospitalière en vue...

Bagne... Un assemblage de contrées arides, tant du point de vue du climat qu'au niveau humain. Ici, on ne peut attendre de cadeau de personne, et surtout pas de Dame Nature. C'est bien plus qu'une planète-prison, c'est une planète-torture. Même trouver de l'eau potable relève du chemin de croix, alors que le climat désertique pousse les habitants à toutes les extrémités dans leur quête d'eau. Les orages et les pluies acides sont autant redoutées que les pillards et les violeurs qui attendent l'imprudent(e) au détour des chemins... quand chemin il y a.

Et pourtant, je me suis surprise à aimer Bagne. Est-ce de ma part une forme de sadisme envers les personnages, qui souffrent et suent sang et eau pour tirer leur épingle du jeu? Est-ce l'attrait tout simple pour une planète d'un type plus exotique, qui me change un peu tellement de mon quotidien sur Terre? Est-ce grâce à l'extraordinaire inventivité dont fait preuve Cécile Duquenne dans ses descriptions et sa conception de cette planète? Je pencherais probablement pour les trois éléments en même temps.

Lara se reconcentra sur sa conduite. Elle approchait de sa destination, en témoignait le sol devenu rocailleux sous le motoride en suspension. Elle survolait désormais des plaques de basalte disposées comme autant d’écailles de dragon, grêlées de scories et perlées d’obsidienne. Peu à peu, le dénivelé augmenta et le motoride se retrouva à gravir une petite pente aussi noire et luisante qu’un meuble laqué. Regardant droit devant elle, Lara soupira. À environ un demi-kilomètre, il lui faudrait choisir entre l’escalade à mains nues des murs naturels, ou bien l’entrée fracassante par la porte principale. Son instinct lui soufflait d’opter pour la seconde solution.
Cap City, ville-cratère construite dans le giron d’un volcan éteint, célèbre pour ses orgues basaltiques, sa serre de légumes hors-sol, sa production maison d’alcool fort et, plus récemment, le massacre de ses trente-deux habitants. Aux dires de l’unique rescapé qui avait fini par rendre l’âme dans la ville voisine, juste à temps pour Lara de lui extorquer sa dernière confession, Cap City avait été prise par un bataillon de mercenaires dirigé par un dénommé Black. Apparemment, il s’agissait d’une dizaine de loqueteux mal équipés ayant profité de l’effet de surprise. Lara n’avait donc a priori pas besoin de renforts sur ce coup-là, et elle s’accommodait fort bien de sa solitude. Elle détestait travailler en équipe avec d’autres Foulards Rouges – à ses yeux tout aussi coupables et mauvais que les Bagnards qu’ils arrêtaient.
Même si elle ne cautionnait aucunement le meurtre et la torture, elle trouvait quelque chose de remarquable à l’acte de Black et ses sbires. Un certain panache. Cap City se situait en plein cœur du territoire fédéré, et le desperado avait trouvé le moyen d’outrepasser les frontières pour s’en emparer. Rien à sauver de ce bout de terre quasi stérile, il avait sûrement voulu remettre en cause l’autorité du Capitan dans une ultime provocation.
C’était réussi ; depuis deux jours, on ne parlait que de lui dans toute la Fédération.

Bagne, de Cécile Duquenne

Une héroïne pas comme les autres... ou presque

Lara, le personnage central de ce roman, est une héroïne qui m'a personnellement fait vraiment plaisir. D'abord pour le fait qu'elle est une héroïne comme je les aime, avec un caractère fort et une soif de survie sans égal. Mais aussi pour le fait qu'elle ne ressemble pas à une Wonderwoman au physique nickel chrome, se pavanant en sous-vêtements métallisés en guise d'armure. J'ai aimé le fait que son personnage ne soit pas la perfection incarnée, qu'elle ait des petits boutons dus au stress, qu'elle puisse paraître fatiguée, qu'elle soit maigrichonne et que ses vêtements sentent la vieille sueur rance, qu'elle puisse être sûre d'elle avec ses flingues en main, et que l'instant d'après elle puisse rougir en repensant à un rêve osé, qu'elle puisse en imposer aux hommes de Bagne, et à la fois souffrir de la solitude et de la perte de son grand amour. À défaut d'être parfaite, elle est réelle et humaine, et c'est ce qui la rend attachante.

La jeune femme le fixa, plissant les yeux car elle faisait face à l’aurore. Ses iris déjà d’un bleu très clair paraissaient presque gris à cause de la lumière. Ils constituaient le principal atout de son visage fin toujours sévère. La ride d’expression entre ses deux sourcils, presque tout le temps froncés par la contrariété, formait une virgule agressive. Au même endroit, un peu d’eczéma dû au stress. Autour, quelques boutons dus à la mauvaise alimentation. Ses traits tirés et son teint trop pâle lui donnaient un air maladif.
Son charme venait d’ailleurs : de ses yeux de diamant taillés en forme d’amande dont les pupilles, parfois, se teintaient d’une douceur mélancolique ; de ses dents à l’alignement impeccable qui suivaient la courbe ourlée de ses lèvres quand celles-ci daignaient esquisser un sourire ; de sa chevelure noire qui, lorsqu’elle défaisait sa tresse, tombait en boucles sur ses épaules et dans son dos. Ils lui arrivaient dans les reins, par mèches épaisses remplies de fourches.
À défaut d’être la plus belle, Lady était la plus désirable. Renaud possédait un défaut qui lui avait valu d’atterrir sur Bagne et ne l’avait pas quitté depuis : il suffisait qu’on lui interdise une chose pour qu’il la désire. Et l’obtienne.

Bagne, de Cécile Duquenne

De la science-fiction à la sauce steampunk, en passant par le western...

Les foulards rouges, c'est un mélange vraiment étonnant entre deux styles qui se complètent à merveille. On y trouve de la science-fiction, d'une part, car Bagne est une autre planète que la Terre, qu'on y retrouve des technologies futuristes franchement bien pensées, que de nombreuses scènes se déroulent dans l'espace... En fait, Bagne m'a vaguement rappelé un des rares romans de science-fiction que j'aie lu quand j'étais jeune, Chroniques martiennes de Ray Bradbury, par ce côté "planète exotique où rien ne se passe comme sur la Terre". Cela m'a également rappelé des extraits de Star Wars, et notamment l'extrait qui suit, où ce marché de matériel de New Eldorado évoque une certaine planète Tatooine, bien connue des fans de la saga.

Elle laissa la place, espérant ne pas avoir payé pour une dysenterie surprise au passage. Le stand voisin proposait des lampes à pétrole. Elle joua des coudes et, sans s’éclaircir la gorge pour paraître aussi masculine que possible, demanda par-dessus le bruit ambiant :
— Y aurait des lampes à ultraviolets dans le coin ?
— C’est quoi, ça ?
— Une lampe à magilectrie, au rayonnement bleu, parfois vert…
— Pas d’magie ici.
— Ni dans les environs ?
Elle récolta un juron camouflé d’une toux à peine poussée. Elle demandait de la renvoyer chez des concurrents, et cela ne plaisait guère.
— Le gars en face en avait l’autre jour, j’crois, ça brillait bizarre. Mais il est super cher, tu feras pas d’affaire chez lui, il négocie pas, p’tit gars.
Lara s’extirpa de la masse qui se pressait à l’ombre des tôles, pour se retrouver sous le soleil au centre de l’allée.
Quelle merde.
Traverser la foule dans sa largeur quand le courant allait dans le sens de la longueur s’avérait aussi ardu que de traverser un fleuve – on ne cessait de lui couper la route ou de la pousser. Elle ne s’arrêta d’avancer que lorsque ses hanches cognèrent contre la table qui faisait office de vitrine. Les objets, solidement accrochés, recouvraient toute la surface de la planche. Son regard chercha les lampes un instant, avant de tomber sur un vendeur occupé à surveiller la fauche. Elle apostropha l’homme dont la première moitié du visage se révéla dévorée de petite vérole, quand l’autre était défigurée par une vilaine brûlure :
— On m’a dit que vous aviez peut-être des lampes à ultraviolet. Il m’en faut une et je suis prêt à y mettre le prix.

Bagne, de Cécile Duquenne

Mais j'ai également retrouvé un petit je-ne-sais-quoi de steampunk dans toute cette technologie débridée, qui parfois fonctionne à la magilectrie, une source d'énergie magique, comme son nom l'indique. Les vêtements, également, peuvent rappeler l'époque victorienne, surtout ceux qui sont employés sur Terre. Les armes et certains éléments de décor tels les clés peuvent également rappeler un univers steampunk (même si j'avoue que l'illustration de couverture aide beaucoup à se représenter Lara en Lady corsetée jouant du flingue contre des méchants loqueteux).

J'ai également trouvé une troisième influence, c'est celle du western : les flingues, les règlements de comptes, les longs manteaux de cuir et les chapeaux, les chevaux, les noms des villes, l'aspect désertique de la planète... C'est un côté totalement surprenant dans ce contexte de science-fiction omniprésente, mais cela fonctionne à merveille, et je n'y ai vu que du feu!

Une cavalcade de violence...

Des règlements de comptes, des fusillades, des guet-apens, des batailles... Vous vous en apercevez, Bagne est tout sauf une planète tendre, et ses habitants sont loin d'être des enfants de chœur. Dans ce contexte, il n'est pas rare de rencontrer, au détour des pages virtuelles, quelques beaux extraits de pure violence nappée de gore. De quoi donner du piquant à l'histoire ^^

Après de longues heures de chevauchée, Lara parvint sur les lieux de l’accident. Elle contourna le Hubb de loin, afin de s’assurer d’être seule. Il n’avait pas bougé, couché sur le flanc comme une bête morte, à l’image des chevaux fusillés que le groupe avait abandonnés là.
Avec la pluie et la chaleur, leur état de décomposition s’était accéléré. Une odeur âcre, mélange de gaz pestilentiel, méthane et propane, émanait de la matière autrefois vivante. Les ventres crevés offraient leurs viscères à la morsure d’un soleil vorace, qui venait s’en repaître près de trente heures par jour. Fait extraordinaire : il y avait aussi des mouches. Elles devaient avoir parasité les chevaux sur Terre et les avoir accompagnés jusque sur Bagne, car Lara ne se souvenait pas en avoir vu sur quelque cadavre que ce soit, même abandonné aux quatre vents pendant des jours et des jours. Ici-bas, la vie ne trouvait plus son chemin. Les gens venaient là pour mourir. S’ils se refusaient à l’admettre en arrivant, ils finissaient par l’accepter à la vue du désert stérile, sans plantes ni animaux. Aucun écosystème ne s’y développait. Était-ce la même chose partout sur la planète ? Ou existait-il des endroits verdoyants, où des Bagnards plus chanceux que les autres étaient parachutés ? Pour un peu, elle aurait aimé connaître la réponse à ces questions, car si Bagne était habitable à certains endroits, cela changeait tout. On pouvait vivre sur une planète agréable, même s’il s’agissait d’une prison. On pouvait prendre un nouveau départ.

Bagne, de Cécile Duquenne

Guerres politiques et embrouilles religieuses...

Si l'univers dépeint par Cécile Duquenne est décidément d'une richesse ahurissante, son intrigue est tout aussi complexe et haletante. Car la guerre gronde sur Terre... Le Parti pour la paix, sorte d'état totalitaire et tentaculaire aux méthodes violentes et sans scrupules, cherche à asseoir son autorité, et sur Terre, et sur Bagne. Lara et ses comparses se posent, évidemment, en opposant face à cette organisation tyrannique.

Dans le même temps, des religions et des façons de penser radicalement différentes s'affrontent. Ainsi, les principaux cultes que l'on connaît ne sont officiellement plus les bienvenus. Lara, quant à elle, est bouddhiste croyante, mais non pratiquante. Dans l'univers de Cécile Duquenne, le bouddhisme est l'alternative choisie par beaucoup à toutes les autres grandes religions.

Et bien sûr, comme souvent, la politique et la religion vont souvent de pair... ce qui offre aux lecteurs une trame complexe qui offre de solides bases à l'histoire proposée. Tout est magistralement ficelé, rien n'est laissé au hasard, et je ne peux être qu'admirative devant un tel niveau d'écriture.

— Et quels sont vos projets pour nos deux humbles personnes ? interrogea Renaud du ton le plus impassible dont il disposait encore en rayon.
— Vous faire évader pour vous livrer à nos alliés terriens. L’Australie a compris quelle était la vraie voie de la paix. La rouge Évoria, soit-elle bénie sept fois, ne peut intervenir sur le terrain, mais vous le pouvez. Aidez l’Australie, aidez la Terre, aidez-vous vous-mêmes. Nous ferons la guerre dans l’espace, contre les troupes du Parti, nous prendrons Bagne, Éden s’il le faut, et toutes les colonies minières de votre planète après elle, mais nous vous laisserons vous occuper de la Terre. La guerre contre le Parti doit aussi se mener de l’intérieur.
Lara observa Renaud avec crainte, et hésitation. Les enjeux les dépassaient. La situation leur échappait. Et, surtout, elle avait désormais une certitude : où qu’ils aillent, ils ne seraient jamais libres, toujours prisonniers des plans de quelqu’un d’autre. D’abord le Parti, puis Bagne et ses Foulards Rouges, et à présent Évoria aux côtés de l’Australie dissidente… L’idée de frayer avec des chrétiens lui retourna l’estomac, néanmoins cette perspective s’avérait moins effrayante que celle de rester ici à la merci de tels monstres.

Bagne, de Cécile Duquenne

De la magie dans l'air...

Je vous parlais ci-plus haut de la magilectrie, mais ce n'est pas la seule forme de magie que l'on rencontre. Assez vite dans l'histoire, nous apprenons à faire connaissance avec les Thaumaturges, ces magiciens d'un type un peu particulier qui sont à la botte du Parti pour la paix. J'aime assez la façon dont l'auteur traite la magie dans son univers. C'est quelque chose de très spirituel, de très intériorisé. J'aime la façon dont elle se manifeste, aussi, et l'impact qu'elle a sur le corps des Thaumaturges.

En résumé...

Je me suis au final laissée séduire par l'univers de Cécile Duquenne, de part la grande richesse de son intrigue, son foisonnement de détails, ses descriptions de qualité, son style fluide et agréable, son incroyable créativité et son imagination débordante.

J'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Lara, cette héroïne forte et tellement humaine à la fois. Je me suis totalement laissée embarquer dans cet univers mi-SF mi-steampunk avec un côté western très plaisant, sur cette affreuse planète-prison désertique que l'on apprend peu à peu à apprécier. Et, je l'avoue, en entamant la lecture de la seconde saison, j'ai été un peu déçue de laisser Bagne de côté pour retrouver la planète Terre. Adieu, planète exotique! Bonjour, planète (trop) familière...

Ma note : 18/20. C'est un bon gros coup de cœur pour moi, et j'ai hâte de voir ce que donnera la suite!

Chroniques des tomes suivants...

Tome 2, Terre
[Chronique] Les foulards rouges. 1, Bagne, de Cécile Duquenne

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques...

où il sera encore question de Lara, de Renaud et des autres, tout simplement.

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