[Écriture] Les racines du virus de l'écriture

Publié le 7 Mai 2016

[Écriture] Les racines du virus de l'écriture

Bonjour tout le monde!

Comme vous le savez peut-être, je me suis récemment lancée dans l'écriture.

Les premiers pas ne sont pas les plus faciles, mais c'est une aventure captivante que j'entreprends aujourd'hui, aussi ai-je envie de partager avec vous mes premiers pas, mes projets, mais aussi mes hésitations, mes doutes...

Avant de me lancer tête la première dans ce projet titanesque, j'ai d'abord dû revenir à mes racines, retrouver les graines de ce que je suis aujourd'hui. Vous aussi, vous vous demandez comment j'en suis arrivée là, à tout larguer pour tester l'efficacité de ma plume? Voici une petite timeline qui pourrait éclairer vos lanternes...

Quelques fragments du passé... une timeline acherontienne

Dauphins, dinosaures et troisième guerre mondiale...

L'écriture est un vieux rêve d'enfant qui ne m'a jamais vraiment quittée. Même en mes heures les plus sombres où je pensais avoir perdu jusqu'à ma passion et ma flamme intérieure, cette graine de rêve s'est accrochée au plus profond de mon cœur. Si elle ne germe que tardivement, elle a tout de même laissé son empreinte sur mes jeunes années.

Mes premiers essais remontent d'ailleurs à deux décennies au bas mot... (Et non! Je ne suis pas vieille! ^^)

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu un bic, un crayon ou un stylo à la main, que ce soit pour dessiner ou pour coucher sur le papier mes idées, aussi saugrenues soient-elle. Cela a commencé par des gribouillages sur les listings que mon père me ramenait de son travail, de longs rubans de pages A4 attachées entre elles par des pointillés, aux bords dotés de bordures détachables (je disais d'ailleurs toujours que j'enlevais les "croûtes" de mes feuilles). Cela a commencé par de petits comic strips mettant de scène des personnages hauts en couleur, débitant des dialogues incompréhensibles pour le commun des mortels...

Avec la traduction, cela donne ceci...

Avec la traduction, cela donne ceci...

[Écriture] Les racines du virus de l'écriture

Je me souviens encore avoir retrouvé des carnets de notes de ma petite enfance, où j'y raconte mes aventures imaginaires en tant que dresseuse de dauphins, ou encore mes recherches dans le domaine de la cryptozoologie (certains plans destinés à concevoir des dinosaures à partir d’œufs d'autruche et de moelle de bœuf étaient très élaborés... hum hum...!).

Le texte le plus fun dont je me souvienne racontais comment la troisième guerre mondiale avait éclaté à Eupen. Mais ça, je vous l'ai déjà raconté dans une de mes belles histoires de Mamie Acherontia, je crois... Oui, bon, on va dire que je n'étais pas douée pour les intrigues dignes de ce nom, à l'époque...

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La poésie onirique d'une ado survoltée...

J'ai beaucoup écrit au cours de mon adolescence. Je vivais alors l'écriture un peu comme une thérapie. Ma page blanche était la meilleure oreille à qui confier mes espoirs, et la meilleure épaule sur laquelle verser les larmes de mes peines.

En 2007, j'ai écrit pas loin de quatre-vingts poèmes, la plupart basé sur mes rêves, qui ont toujours été très nombreux, et mon infructueuse recherche de l'âme sœur. Je vous rassure, je ne compte pas rentrer dans une analyse psychanalytique freudo-jungienne (ça existe, ça?!?) de mes quêtes oniriques. Ceci dit, cela peut expliquer en partie l'importance que revêt le thème des rêves dans mes écrits.

Il y a peu, je suis par hasard retombée sur cet antique classeur de poèmes dans lesquels je décrivais mes visions oniriques et ma recherche de ce fameux Éternel qui jamais ne vint. Sad but true... Mais encore maintenant, ces quelques vers touchent une corde sensible au fond de moi. J'ai donc eu envie d'en partager quelques extraits sur ce blog... À n'en pas douter, ce sont des thèmes qui reviendront dans mes nouvelles et mes romans.

Dans mes archives de l'époque, j'ai retrouvé un autre type de texte, beaucoup plus léger que ma poésie crépusculaire et désabusée. Basés sur les jeux avec la langue française, la plupart de ces récits me prêtent toujours autant à sourire par leur côté complètement déjantés.

J'ai toujours énormément joué avec les mots. Toute petite, je cherchais activement des jeux de mots du type "Madame-Monsieur". Mais si, je suis certaine que vous en avez déjà entendu parler! Vous savez, "Madame et Monsieur Balmasquez ont un fils, comment vont-ils l'appeler? Alonzo, pardi! Parce que Allons au bal masqué! Hohoho, c'est tordant!"...

Et puis j'ai inventé ce que j'appelle l'art du mégaflop... Tout un programme, n'est-ce pas? Le but consiste à prendre des expressions composées et à en intervertir les différentes parties. Ainsi, je pouvais me bidonner pendant des heures avec des expressions du genre "Une praline d'eau douce et un marin truffé à la praline", "Une carcasse de campagne et un curé désossé", "Un regard de pomme et un trognon de chien battu", "Une encre d'amarrage et une bite sympathique", "Une pupille à balais et un manche dilaté"... Évidemment, plus le résultat était scato, gore ou graveleux, plus je me marrais. Un petit jeu très sympathique, au demeurant! Très pratique lorsque vous vous embêtez ferme!

Les deux textes qui suivent sont le fruit de cette mouvance "jeux de mots" et de mon attirance pour les textes décalés.

Puis il y a eu Deule de Bief, aussi. Il s'agit d'un roman que j'avais commencé à écrire il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine. Ce texte-ci aussi reposait sur le principe du jeu littéraire, puisqu'il s'agit d'un texte à contrainte. Je devais construire mon histoire à partir des termes listés dans les bouquins de mots cachés (vous savez, ces grilles pleines de lettres dans lesquelles on doit rechercher des mots dans toutes les directions, vers le bas, le haut, la gauche, la droite, en horizontal, en vertical, en diagonal...).

Certains de mes proches ont dit que cela ressemblait un peu à Zazie dans le métro, mais bien personnellement, je suis loin d'être aussi élogieuse. D'une part, la qualité littéraire boîteuse du récit me fait douter d'une quelconque familiarité avec Raymond Queneau (et plus que douter, je vous le dit...). D'une autre part, j'étais assez lucide pour m'apercevoir que cette histoire n'avait véritablement ni queue ni tête et n'apporterait rien au lecteur en terme d'intrigue. C'est donc ainsi que mes débuts romanesques sont proprement tombés à l'eau.

Ceci dit, un de ces jours, promis, je vous partagerai un petit extrait sur ce blog!

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Cimetière des rêves brisés et incursion dans la blogosphère...

Et puis un [beau?] jour, arriva ce qui devait arriver. J'ai fait une rencontre décisive... enfin, du moins l'ai-je cru à l'époque. Vous l'imaginez, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Que voulez-vous, les rêves restent des rêves, après tout, et la réalité reste égale à elle-même, parfois chouette, et puis parfois bien décevante. Pour le coup, j'avais visé dans le mille avec le mégaflop "Un projet de sépulture et une profanation de vie à deux"...

"Monsieur" n'était pas très porté sur la culture, encore moins sur la littérature, et ce n'est pas peu de le dire. J'aurais dû partir, sans doute. Mais bon, on ne se refait pas. Fidèle jusqu'au bout des ongles, je me suis laissée éteindre à petit feu.

C'est pour échapper à une mort cérébrale certaine que j'ai ouvert mon blog littéraire. J'avais un besoin vital d'échanges, de pouvoir parler des sujets qui me passionnent, de pouvoir partager mes coups de cœur, et mes moins coups de cœur. J'ai ouvert ce blog sans espoir particulier, je voulais avant tout remettre le pied à l'étrier question lecture, parce que c'était franchement la zone à ce niveau-là, et puis éventuellement voguer vers de nouveaux horizons, connaître d'autres personnes...

Et en effet, ce blog m'a fait beaucoup de bien, même s'il a fallu quelques temps. Je me suis même hasardée à écrire l'une ou l'autre courtes nouvelles. Rien qui soit de grande qualité, mais c'était un départ tout de même...

[Écriture] Les racines du virus de l'écriture
De judicieux conseils...

Quand je vous disais que mon blog m'avait apporté plein de bonnes choses... Au fil de mes lectures, j'ai découvert la plume déliée d'Anthelme Hauchecorne, ainsi que ses univers sombres et poétiques. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire tout le bien que je pensais de ses romans, et c'est ainsi que, quelques mails plus tard, j'ai rejoint son équipe de bêta-lecteurs.

À la Foire du livre de Bruxelles, en février dernier, j'ai eu l'occasion de le rencontrer "en vrai". Et ça, ce fut une vraie rencontre décisive, car il m'a poussée à tenter ma chance en tant qu'écrivain. Moyennant une coupe drastique dans mes loisirs actuels, cela s'entend...

La bonne décision...

Au début, je me suis sentie un peu déboussolée. Je n'avais pas suffisamment confiance en moi et en mon écriture pour dire de me lancer et d'envoyer des textes dans les maisons d'édition. Sans compter qu'il m'était difficile de mettre de côté des activités déjà bien établies. Étant indépendante complémentaire dans le domaine des bijoux fantaisies, et cosplayeuse de surcroît, laisser tout cela derrière moi me demandait un considérable effort.

Dernièrement, lors de mon grand nettoyage de printemps, j'ai retrouvé de nombreuses ébauches de textes. Ce n'était pas si mal, il y avait de l'idée... Outre mes textes totalement déjantés, j'ai déniché une ébauche de roman fantasy ainsi que quelques bribes d'un langage que j'avais inventé et dont je n'ai plus aucun souvenir aujourd'hui.

Le fait de remettre la main sur ces fragments du passé m'a aidé à prendre la bonne décision. Je pense que j'avais besoin de retrouver mes racines pour déterminer au mieux mon avenir.

J'ai cessé mes activités de bijoux ainsi que le cosplay sans regret aucun. J'ai commencé à écrire mes premières nouvelles, et pour être honnête, je ne me suis jamais aussi bien sentie. Chaque séance d'écriture est un pur bonheur, et j'en viens à me dire que, finalement, mes autres activités n'étaient pas vraiment faites pour moi. Avec l'écriture, j'ai le sentiment d'avoir trouvé ma voie. L'avenir me dira si le choix était bon, et si mes activités en tant qu'écrivaine seront porteuses. Mais au final, tant que j'y trouve mon compte et que cela me rend heureuse, le pari est déjà presque gagné, selon moi!

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[Écriture] Les racines du virus de l'écriture

À très bientôt pour de nouvelles aventures d'écriture!

Dans le prochain épisode, je me retrousse les manches et, tirant parti d'autres conseils également très judicieux, je me remue les puces pour démarrer ma nouvelle vie d'écrivaine - en espérant pondre de meilleures récits que ceux annexés à cet article ^^

Rédigé par Acherontia

Publié dans #Écriture

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Bernieshoot 08/05/2016 18:09

une time line qui nous éclaire sur ta démarche